Tshopo : Les installations de l’INERA à Yangambi saccagées par les indigènes de Turumbu pour venger la mort de leur frère

Les évènements malheureux se sont déroulés le samedi 4 juillet 2020, où la famille du professeur Posho, de l’Institut Facultaire des Sciences Agronomiques de Yangambi (IFA), ancien directeur de l’INERA Yangambi, a détruit les investissements du labo et herbarium réhabilités.

Pour elle, le professeur Posho serait éliminé de la sorcellerie et autres moyens illicites.

Ces infrastructures de haut savoir (Labo de biobois et Herbarium national de yangambi) ont été sabotées par les indigènes de la tribu Turumbu venus vengés la mort de leur frère Professeurs Posho, ancien DG de l’INERA.

« J’ai honte pour mes compatriotes. Oser saboter ce bijou ? J’espère que les auteurs seront mis à la disposition de la justice pour une sanction exemplaire. Yangambi est un site particulier » regrette le chargé de Communication de l’Union Européenne en RDC

Rappel

Situé dans la province de la Tshopo, cette immense cité scientifique, jadis plus grande station de recherche tropicale au monde, a été le siège au temps de la colonisation belge, de l’INEAC rebaptisé depuis INERA, Institut national pour l’étude et la recherche agronomiques.

Sur place, entre le puissant fleuve Congo et les grands arbres centenaires de la deuxième forêt tropicale au monde, on voyage parmi de curieux vestiges de bâtisses coloniales, de briques et de bois, au lustre éteint, mais bel et bien encore debout. Et l’on découvre des trésors de savoirs et de biodiversité, du plus grand herbarium d’Afrique centrale, à l’immense bibliothèque de recherche en passant par la xylothèque ou collection de bois tropicaux.

Quoiqu’isolés, les lieux ont traversé l’histoire tumultueuse du pays, de l’exploration coloniale et impérialiste belge par le fleuve Congo à l’exploitation intensive et meurtrière de l’arbre à caoutchouc, dont tout le monde se rappelle les heures sombres.

Aujourd’hui, les appétits coloniaux mâtinés de science ont su faire place à une réserve de biosphère de l’Unesco de plus de 250 000 hectares et à de nouveaux projets soutenus par des bailleurs de fonds internationaux.

Longtemps délaissée, Yangambi renaît donc lentement, notamment grâce au concours de l’Union Européenne et du Cifor, Centre de recherche forestière internationale. Petit à petit, les chercheurs retrouvent le chemin des longs couloirs de sa bibliothèque et celui des pistes du plus grand massif forestier d’Afrique, deuxième poumon vert au monde après l’Amazonie qu’il faut protéger de la déforestation. Un enjeu international, colossal et vital.

Frank Wasanga

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