RDC : Une spéculation monétaire qui met à nu la faiblesse de la Banque Centrale du Congo et l’inaction du parquet financier[Tribune]

Tribune signée par KILOSHO MUSEME/Financier

Les spéculateurs sortent en maître devant une Banque Centrale du Congo observatrice au lieu d’agir et un parquet financier toujours au passif.

Les opérateurs économiques, les banques et l’ensemble de la population ont perdu des millions de dollars à cause de cette spéculation monétaire vers la baisse du taux de change.


Le taux de change est le prix d’une monnaie exprimée dans une autre monnaie, qui est aussi le résultat du marché de change.

Le marché de change en RDC est sous l’autorité de la BCC, dont elle est l’organe censée assumer la bonne application de la politique monétaire, pour sécuriser les utilisateurs du franc congolais face aux spéculations exogènes ou endogènes dans le marché de change.

La Banque Centrale du Congo a échoué dans ses trois missions sur les cinq qu’elle a, entre autres (Confère la constitution dans son article 176) :


– La sauvegarde et la stabilité monétaire,
– La définition et la mise en oeuvre de la politique monétaire,
– Le contrôle de l’ensemble de l’activité bancaire.

Que signifie une spéculation monétaire :

C’est un type de spéculation visant à tirer un profit individuel ou d’un groupe d’individus de l’évolution des cours d’une devise par rapport à une autre, autrement dit sur l’évolution de taux de change.

Le cas de la spéculation monétaire en RDC est endogène car ça provient de l’intérieur du pays et non de l’extérieur. Cette spéculation est le résultat d’une éjection dans les marchés d’une quantité importante de dollars, suivie d’une instruction de le convertir en franc congolais dans le marché de change à un taux faible, le but était d’influencer le marché de change à suivre cette tendance spéculative.

CONSÉQUENCES


Après cette spéculation monétaire, les banques commerciales, les commerçants, les opérateurs économiques et autres agents économiques auront plus confiance du franc congolais, ce que ferait que beaucoup préféreront garder leurs fonds en dollar qu’en franc congolais à cause de l’opacité des autorités à bien surveiller le marché de change.


La conséquence la plus lourde, serait lorsque les importateurs qui ont perdu des millions de dollars souhaiteraient compenser leurs pertes, dans ce cas le taux de change va connaitre une explosion vers la hausse et ils peuvent le faire par le billet de l’augmentation de prix des biens importés.

Pourquoi ? Parce que la République Démocratique du Congo, sa consommation nationale dépend des importations en terme de plus de 70%.

PALLIATIFS

La Banque Centrale du Congo et le parquet financier doivent jouer leurs rôles avec une énergie appuyée enfin d’éviter de telle situation à l’avenir et présentement le parquet financier doit ouvrir une enquête pour traduire les auteurs de cette spéculation devant la justice.

Tribune signée par KILOSHO MUSEME/Financier

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