RDC : Que devait faire la Banque Centrale du Congo face à cette crise économique et face à la dépréciation ?[Tribune]

Aujourd’hui le monde fait face à une crise économique et monétaire causée par la pandémie à Covid-19. Elle a impacté négativement les pays.

Cette pandémie a obligé aux pays d’arrêter certaines activités et de fermer des frontières pour sécuriser la population.

Dans notre thématique, nous allons aborder essentiellement les rôles de la BCC face à cette crise économique et la dépréciation monétaire.

Nous commencerons par savoir quelles sont les missions officielles de la BCC dans la constitution congolaise.

La BCC tire ses missions dans la constitution à son article 176, qui stipule :

La Banque Centrale du Congo est l’institution d’émission de la RDC. A ce titre, elle a pour mission:

1.La garde des fonds publics,
2.La sauvegarde et la stabilité monétaire,
3.La définition et la mise en oeuvre de la politique monétaire,
4.Le contrôle de l’ensemble de l’activité bancaire,
5.De conseil économique et financier du gouvernement.

Maintenant comme nous venons d’étaler les missions de la BCC; nous pouvons analyser si elle fait bien son rôle ou pas face à la situation actuelle.

Examinons mission après mission :

-Première mission la garde des fonds publics. Cette mission n’est pas observée à la lettre car la plupart des institutions de l’État surtout les entreprises, écoles, universités et instituts ont tendance à garder leurs fonds dans des banques commerciales.

-Deuxième mission la sauvegarde et la stabilité monétaire, par rapport à cette mission la BCC est loin de le mettre en pratique, car la RDC n’a jamais une stabilité sous l’effet de l’appréciation monétaire depuis l’an 2001.

-Troisième mission la définition et la mise en oeuvre de la politique monétaire, la troisième son application est presque déficitaire et inefficace sur les marchés. La RDC n’a pas une politique monétaire précise, capable de faire face aux enjeux du présent. Faute de cette application, le franc congolais’ connait que de fluctuation monétaire vers la dépréciation.

-Quatrième mission le controle de l’ensemble de l’activité bancaire, sur ce point la BCC a démontré sa faiblesse extrême. Le procès de 100 jours et la faillite de la Biac , nous ont prouvé cela avec beaucoup des précisions. L’absence de l’application de cette disposition, aujourd’hui il y a des enrichissements illicites en silence au pays et des blanchiments d’argents.

-Et la cinquième mission de conseil économique et financier du gouvernement, a cette question la BCC devait être le chauffeur du gouvernement face au monde économique qui est en mutation et par là, la RDC allait éviter beaucoup des choses.

La BCC n’a pas des stratégies à donner aux gouvernement ? Ou soit-elle en a mais le gouvernement ne met pas en application ses conseils ? La BCC devait jouer son rôle, avec l’adaptation de l’économie congolaise à la réalité d’aujourd’hui, autour d’une production nationale forte et une efficacité dans la gestion fiscale.

RÉSULTAT :

Nous avons observé que la BCC est un peu déficitaire par rapport à ses attributions et son rôle sur les activités économiques en particulier sur la faiblesse du franc congolais. La chose qui est vraie, seule la politique monétaire ne pourrait pas faire grand-chose face à la dépréciation géométrie du franc congolais mais la BCC à sa qualité de conseillère économique du gouvernement, elle devait normalement réconcilier les palliatifs de la politique économique via ses conseils et les palliatifs de la politique monetaire dont elle est responsable enfin d’avoir :

-Une stabilité monétaire sous le résultat de l’appréciation du franc congolais,
-L’équilibre de balance des transactions courantes sous le guide de la BCC,
-Le Contrôle de la balance de paiement et des capitaux ,
-La stabilité des prix,
-L’instauration d’un bon climat d’affaires et autres.

La BCC est dans l’obligation de mettre en place une politique monétaire qui fera face à la réalité actuelle et permettra le développement du Congo avec des conseils économiques palliatifs à la situation actuelle.

Tribune signée par KILOSHO MUSEME/Financier

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