RDC : Mise au point de l’ECC au sujet du dossier de la CENI (Rév. Eric Nsenga)

Mise au point de l’ECC au sujet du dossier de la CENI.


1) Il faut savoir comment les confessions religieuses sont organisées. Les fonctions sont dévolues aux confessions ( organisation ) et non aux individus.


2) D’où c’est la CENCO qui préside la Plateforme et non le Cardinal Ambongo. C’est à dire, L’archevêque Marcel UTEMBI de Kisangani, en tant que Président de la CENCO. En cas empêchement, son Vice-président, assume la Présidence au nom de la CENCO.
Il se fait que l’archevêque est bloqué à Kisangani avec le confinement depuis Mars.
C’est dire ce n’est pas l’affaire personnelle du Cardinal.
ECC assume la Vice-présidence par son Président Rev. Bokundoa. En cas empêchement, son Vice-président Monseigneur Nyamuke représente l’ECC dans la Plateforme.


3) Comment les candidatures ont-elles été proposées par chaque confession?
Le principe est que chaque confession recueille les candidatures à l’interne par ses organes techniques habilités pour faire la présélection à l’interne en vue d’en proposer un nom à la Plateforme des confessions religieuses.


Pour ECC et CENCO, ni le Cardinal Ambongo, ni le Président Bokundoa interviennent dans le choix.
Le choix des candidats passe plutôt par les organes techniques : Commission Justice et Paix.


De ce fait, chaque confession était censée travailler indépendamment dans la présélection.


Voilà ce qui en ressort:


Pour la CENCO : Il se fait malheureusement que Cyrille Ebotoko soit le technicien en matière électorale de leur Commission Justice et Paix.
C’est lui qui a mené la mission d’observation de la CENCO en 2018. A attendre leur motivation sur son choix, il a été leur technicien le mieux formé.


Pour l’ECC, le Professeur Eale ne vit pas en RDC donc, est une figure moins connue sur la scène politique.
Il est l’ambassadeur de l’ECC près les institutions religieuses au niveau international. Il travaille à la CETA ( Conférence des Églises de toute l’Afrique) basée à Nairobi. Il est par ce fait le délégué de religions près de l’union africaine.
Il est médiateur et observateur électoral de renommée internationale.


N.B : Lors de contentieux des élections de 2011, c’est lui qui a conduit la grande délégation internationale pour assurer la médiation. Et Papa feu Étienne Tshisekedi avait été heureux de leur mission.


Il est membre d’honneur de la Commission Justice, Paix et Sauvegarde de la Création de l’ECC.
Donc, c’est cette Commission qui a traité sa candidature et l’a soumise aux organes délibérants de l’ECC.


Tenez: la différence entre les deux Églises et les autres confessions C’est aussi au niveau organisationnel.
Le Président National de l’ECC ne décide pas seul. Il y a le Comité Exécutif National de l’ECC et le staff de la Présidence qui contrôlent ses décisions.


4) Si l’ECC et la CENCO avaient l’intention d’imposer leurs candidats, elles n’auraient pas les retirés à chaque étape pour trouver consensus.
Voilà ce qui s’est passé : les 3 candidats éliminés ne l’ont été que parce qu’au niveau de la plénière, les chefs des confessions religieuses devraient chacun présenter un seul candidat.
Malheureusement Lumu, Kadima et Mbosso n’ont pas eu des chefs à les présenter.


Je vous informe aussi que les 3 sont proches de l’ECC et la CENCO.
Voilà ce qui s’est passé avec Denis Kadima : Idriss Katenga l’a proposé au nom de la Communauté islamique.

Malheureusement à la plénière ce sont les chefs des confessions religieuses et non des techniciens.


2 difficultés :


1) Idriss n’est plus SG de la COMICO. Cad il n’a pas qualité d’engager la COMICO. Plutôt le Cheikh Abdhalah qui du reste était présent dans la salle.


2) On pose la question au Cheikh Abdhalah Mangala s’il présentait le candidat Denis Kadima, il a refusé d’assumer. Par 3 fois, le cardinal a insisté mais négatif.


Dites moi chers amis, si vraiment devant Dieu on pouvait qualifier les responsables d’injustes face à ces évidences?


A 3 candidats, le Cardinal était le 1er à demander au nom de la CENCO que leur candidat soit retiré aux fins de faciliter le consensus. Pas parce qu’il ne pesait pas mais parce que le climat devenait tendu.


Je vous informe qu’à la première sélection c’est le candidat de la CENCO qui a eu 8/8 en termes de cotation.


En sus, quelqu’un qui veut vraiment imposer son candidat va-t-il encore le retirer pour faciliter le consensus autour de 2 autres en lice?


Suivez moi attentivement :


À 2 candidats : Malonda et Eale, il y a eu des griefs de part et d’autres.
Malonda du fait de son rôle à l’actuel CENI comme Secrétaire Exécutif National et, par souci d’aller dans le sens de la volonté du Peuple de réformer la CENI, ECC et CENCO sont restés fermes sur l’exigence d’avoir une nouvelle équipe plus crédible et indépendante.


Pour Eale du fait d’avoir été candidat député en 2018 sur la liste de AR.
Je vous informe que l’argument soutenu par les 6 n’a pas de fondement en fait comme en droit. La loi organique parle de ceux qui ont assumé les responsabilités au sein des partis ou regroupements politiques.


Même alors, l’ECC dira ceci: par souci de l’unité et la cohésion des confessions religieuses, elle est prête à retirer aussi la candidature du Prof. EALE.


En ce moment, comme les 2( Malonda et Eale) ne permettent pas le consensus, les autres retirent aussi leur candidat.
D’où reprenons celui de la CENCO qui n’avait pas des griefs portés sur lui.


Les 6 refusent catégoriquement.
Voilà où était le blocage…


Ils ne voulaient rien admettre des griefs portés sur Malonda ni être prêts à retirer sa candidature.
Après plus1h 30 de discussion, le Presient du céans, Cardinal Ambongo, va suspendre la séance pour permettre de souffler et voir sur quelle note reprendre les discussions ultérieurement…


C’est au sortir de la reunion, que les 6 se sont retirés au siège de la CIME pour aller établir leur fameux PV et en concertation avec le bureau de l’Assemblee nationale sont allés le déposer.


Pour ECC et CENCO, les travaux devraient se poursuivre car il n’y pas eu consensus qui est le mode de décision de la Plateforme sur pied de l’article 17.


Certains ont proposé qu’on reprenne les 6 noms, d’autres parlaient de reprendre le tout à zéro….
C’est sur cette note que la réunion s’est clôturée.


N.B: Comment allions-nous voter au moment où nous n’avions pas été tous d’accord dans l’analyse de fond des candidats ?


Comment pourrions-nous soumettre Malonda au vote du moment où c’est lui le candidat qui avait des griefs plus graves que les autres ? Son rôle à la CENI comme Secrétaire Exécutif National et donc, patron de l’administration électorale ?


Revenons au bon sentiment et construisons le Pays sur la base de l’amour et la vérité…


Rev. Eric Nsenga
Porte parole/ECC

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