RDC: l’église catholique et l’ECC demandent la supervision de Félix Tshisekedi pour désigner le vrai President de la CENI

Le Cardinal Fridolin Ambongo de l’église catholique et le Révérend André Bokundoa de l’Eglise du Christ au Congo (ECC) ont saisi le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi pour dénoncer l’entérinement du choix de Ronsard Malonda par certaines confessions religieuses comme le successeur de Corneille Nangaa à la tête de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).


Les responsables de deux plus grandes confessions religieuses en RDC ont expliqué dans leur correspondance au président de la république qu’au stade actuel, aucun candidat futur président de la CENI n’a été désigné et que le processus a été suspendu faute de consensus.

Les deux dénoncent une fraude orchestrée par l’Assemblée nationale qui a entériné un « faux » Procès verbal présentant le nom de Ronsard Malonda comme président de la CENI.


« Il est, par conséquent, déconcertant que Madame la Présidente (Jeanine Mabunda) ait travesti la vérité et fait entériner frauduleusement par la plénière de l’Assemblée nationale une quelconque désignation du président de la CENI par les confessions religieuses, et ce, sur base de faux procès-verbal d’une élection fictive dressé par certains chefs des confessions religieuses et délégués, non attitrés quant à ce. » selon la correspondance


Ambongo et Bokundoa s’interrogent « comment veut-on bâtir une institution d’appui à la démocratie comme la Commission électorale nationale indépendante sur un fondement de mensonge et de fraude à ciel ouvert ? Pourquoi veut-on violer la substance de l’Assemblée nationale pour des combines inavouées ? »


Ces derniers demandent au Président de la république de ne pas considérer le choix de Ronsard Malonda qui est controversé par plusieurs couches socio-politiques du pays.


« Le Présidium de la plateforme conduit par l’Eglise Catholique et l’Eglise du Christ au Congo prie votre très haute autorité de ne pas considérer la proposition controversée de nomination du président de la CENI entérinée par l’Assemblée nationale en sa séance du 2 juillet en cous, d’une part, et d’inviter les composantes socio-politiques concernées au dialogue constructif en vue de réformer la centrale électorale et d’y désigner les personnalités qui répondent aux critères légaux d’autre part. » ajoutent-ils


Pour les deux représentants religieux, la CENI « ne peut être transformée en un lieu de conquête ni de conservation du pouvoir. »

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