RDC : Insécurité à l’Est, Félix Tshisekedi a donné des orientations claires

La paix dans l’Est de la RDC était encore à l’ordre du jour lundi 31 août 2020.


Le Chef de l’État a réuni autour de lui le Premier Ministre Sylvestre Ilunkamba, le VPM Intérieur Kankonde, les ministres de la défense Aimé Mukena, des infrastructures Ngoopos, de la santé Eteni, des finances Sele, du Commerce extérieur Mbusa et du plan Minembwe.

À eux se sont ajoutés quelques responsables de l’armée.


Puisque l’ordre du jour s’articulait principalement autour de la insécurité dans la partie orientale du pays, la présence des gouverneurs de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, en séjour dans la capitale, ne pouvait que s’avérer incontournable.


Au cours des entretiens, le Chef de l’État a tenu à donner des orientations claires. S’agissant de l’insécurité, il a demandé à mettre en place des mécanismes qui s’imposent afin de l’éradiquer complètement. Ce qui, en définitive, devrait rassurer en même temps les investisseurs qui veulent s’installer dans cette région.

Concernant la relance des activités économiques, le Président de la République a exigé la mise en place d’un budget conséquent en l’an 2021 pour répondre aux besoins communautaires dans cette partie du pays. Jean Bamanisa, gouverneur de l’Ituri, qui répondait aux médias à sa sortie d’audience a repris le même crédo en soulignant, par ailleurs, que l’insécurité est devenue une sorte de business qui se fait par des « tireurs des ficelles ».

Ces derniers espèrent, le moment venu, réclamer des grades ou l’amnistie.


Rappelons qu’il y a à peine 24 heures que le chef de l’État avait reçu les trois gouverneurs des provinces de l’Est en proie aux violences.

En les associant à l’audience, le Président de la République voudrait ratisser large sur les solutions globales qu’il entend apporter à l’ensemble des problématiques qu’elles vivent, notamment la question de la démobilisation, le désarment et la réinsertion communautaire des groupes armés, auteurs des exactions contre les populations locales, sans oublier la prise en charge des jeunes désoeuvrés qui tombent souvent victimes des recrutements forcés.


Étant frontalières, les trois provinces de l’Est, qui entretiennent naturellement un trafic commercial avec les pays voisins, ont dû subir durement les contrecoups de la crise sanitaire en cours à cause de la fermeture des frontières. L’appel lancé par les trois gouverneurs récemment concernant la rétrocession par le Gouvernement central de 40% est aussi un cri de détresse révélateur des difficultés de trésorerie que vivent ces trois entités territoriales.

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