RDC : Félix Tshisekedi via son directeur de cabinet ai a mis la pression sur le ministre du Portefeuille pour qu’il notifie les mandataires nommés

Dans une lettre signée par son directeur de cabinet, le directeur de cabinet ai du Chef de l’État a recadré le ministre du Portefeuille pour refus d’exécuter les notifications de nouveaux mandataires.

Il a demandé au premier ministre de l’instruire à exécuter, dans un délai de 48 heures, les ordonnances récemment signées.

En cas de refus, a prévenu le directeur de cabinet ai du chef de l’état, ce dernier subira de sanctions appropriées pour manquements graves aux devoirs de ses fonctions.

En outre, Eberande Kolongelea constaté un manque de respect sur l’execution des ordres présidentiels par le ministre du Portefeuille, a rappelé ce dernier à l’ordre et a évoqué quatre manquements graves qui risquent de lui coûter des sanctions administratives.

Primo. Le cas de force majeure, telle qu’évoquée par Clément Kuete, caractérise tout simplement un acte d’insoumission inacceptable à l’égard de la présidence de la republique.

Tout simplement parce que Clément Kuete n’a pas besoin de se déplacer lui-même pour notifier ces ordonnances aux mandataires concernés qui sont tous à Kinshasa, dans le même lieu que lui.

Secundo. La tenue des assemblées ne requiert nullement un déplacement de personnes. D’autant plus que l’Etat, actionnaire unique est représenté par le ministre du portefeuille et il n’a pas besoin de se déplacer de son bureau pour la tenue des assemblées.

Tertio. Les ordonnances du président de la République entrent en vigueur à l’instar de n’importe quel acte administratif, à la date de leur signature.
Ne pas y donner effet, comme il l’a fait, constitue une faute grave aux devoirs de ses fonctions en application des articles 26, 36 et 37 de la loi portant organisation et fonctionnement du Gouvernement, modalités de collaboration entre le Président et les membres du Gouvernement.

Quarto. Les mesures conservatoires évoquées sont sans fondement légales et constituent une violation des règles régissant le fonctionnement de sociétés commerciales.

Pour rappel, plusieurs personnalités nouvellement nommées des entreprises publiques attendent leur notification.

Les entreprises concernées sont la Société commerciale des transports et des ports (SCTP SA), la Régie des voies aériennes (RVA SA), les Lignes maritimes congolaise (LMC SA) et la Caisse d’épargne du Congo (CADECO SA).

 

Junior LOBANGA

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